Qu’arrive-t-il quand son univers/université est la télévision américaine? Ses professeurs: Walt Disney, Humphrey Bogart et Groucho Marx? Quand on est seule, et en pleine crise de la quarantaine? En tête à tête avec sa télévision, “La Voisine” fait un pied de nez à la vie. Dans un monde où mythe et vérité se bousculent comme du linge dans une sécheuse, elle se laisse glisser dans la contradiction entre sa déception et son désir profond de vivre.

Cette pièce, présentée plus d’une centaine de fois à travers le monde depuis les neuf dernières années, a récemment été adaptée pour le cinéma par la réalisatrice Diane Poitras et a été diffusée à la télévision ainsi que dans des festivals de cinéma et de vidéo.

Une chorégraphie à la fois humoristique et romantique, mais dans un type de danse contemporaine qui semble être inspirée par les idées du dramaturge Bertolt Brecht. Dulcinée Langfelder se sert de la danse pour exprimer ce qu’elle pense. Et cette danse intègre toutes les parties de son corps - des yeux aux orteils - des textes et même la chanson (si chère à Brecht). La caméra de Diane Poitras est discrète, toute au service de la chorégraphie... pourtant, La voisine est beaucoup plus qu’une chorégraphie filmée. La dimension cinématographique naît de la complicité entre les deux arts.
Festival international du cinéma francophone
en Acadie, Moncton, Canada (1996)

Sencillamente genial...
Journal LaJornada, Mexico (1995)

... alors que les danseurs égyptiens imitaient les circonvolutions des étoiles et que la Duncan elle-même proposait à ses disciples d’atteindre le rythme des vagues de la mer, Dulcinée va au-delà de la reproduction de la nature pour s’avancer jusqu’à un niveau seulement comparable à la musique, que Platon définissait comme le moyen d’exprimer “les mouvements de l’âme.”
Por Esto, Cancun, Mexique (1997)

"Tendre et saisissante dans ce portrait d'une femme qui vit son existence par procuration, Dulcinée nous emporte dans ces incoercibles ondulations de l'âme, gaies ou tendres, pathétiques et tristes qui nous traversent tous."
Strasbourg (1993)