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Imaginez une femme qui n’est chez elle qu’avec une valise à la main, qui circule dans un monde sans frontière, ni géographique ni temporelle; un monde qu’on ne peut trouver que sur scène. Elle regarde sa vie comme celle d’une petite fourmi - de la perspective de cet état dans lequel on se retrouve parfois en voyage - avec sa valise sous le bras, contre laquelle elle se heurte, sur laquelle elle grandit, avec laquelle elle discute et dans laquelle elle retrouve son âme. “Une vraie optimiste, bien qu’elle soit terrassée par les maux de la vie, elle s’est inventée une espèce de philosophie pour guérir ses blessures. Comme Giulietta Masina dans “La Strada” de Fellini qui, malgré la réalité amère de la vie, maintient l’idée que même une petite roche sert à quelque chose. Elle s’est moquée d’elle-même, elle a montré son humilité, elle a prétendu être forte et elle a démontré une véritable affection pour le public. En se servant de la tendresse comme arme, elle a provoqué une réaction au coeurs de ceux qui se trouvaient de l’autre coté de l’océan noir..., qui se sont ouverts, comme des huîtres, avec un “POP”! Cette magie fut courte, mais à jamais inoubliable.” "Langfelder est une magicienne du théâtre. En une heure et demi de plaisir sans discontinuer, elle nous fait éclater de rire et nous saisit de compassion car il s'agit d'une artiste puissante et vraie." "Le spectacle de l'artiste nord-américaine vivant au Canada est exquisement déconcertant, subtilement fascinant et possède, avant tout, une richesse expressive qui se maintient toujours au premier plan.... Dulcinée danse, chante, dialogue avec sa valise (c'est à dire avec elle-même) ainsi qu'avec le public - en espagnol - afin de rendre son travail le plus accessible possible. Et elle atteint son objectif..., les trois rappels que les spectateurs réclamèrent n'étaient que le pâle reflet de l'expérience magnifique qu'ils avaient connu grâce au jeu de Dulcinée.” |