Victoria est un regard chaleureux et tendre sur le vieillissement qui provoque le rire autant que les larmes.

Dulcinée Langfelder arrive à retrouver l'esprit comique
de Chaplin en lui donnant un tour nouveau, original
et contemporain, par l'utilisation astucieuse de la technologie et de plusieurs disciplines artistiques.

 

Imaginez ne plus pouvoir penser: ne pouvoir qu’imaginer. Ce serait comme de rêver. Et quelle est la chose la plus importante dans nos rêves? Qu’est-ce que l’on peut emporter avec nous quand on meurt? Qu’est-ce que même les ravages du grand âge ne peuvent pas nous enlever? Ce sont les moments de communion qu’on a connus, avec des êtres, des jardins et des dieux... autrement dit, l’amour.

Notre héroïne, Victoria, a perdu la mémoire: elle a perdu sa chatte, elle a perdu le contrôle de sa vie… et de sa vessie. Elle a presque tout perdu. Victoria est l’ombre d’elle-même. C’est un personnage qui a oublié son rôle, un pantin qui s’adapte à des situations dramatiques, comiques ou poétiques... au gré de son imaginaire. Son fauteuil roulant est aussi sa berceuse, sa prison, son partenaire de tango et son chariot volant.

La vie n’est pas facile, pas plus que ne l’est la mort, mais à travers tout ça il y a des moments pleins de richesse… de petites victoires. Victoria s’y abreuve à chaque instant. Je suis heureuse d’avoir découvert une partie de moi-même en elle. J’espère que vous y découvrirez également une parcelle de vous-même.